Blog outil de référencement
Non classé

exister, s’affirmer, prendre sa place…

Exister, sortir de l’ombre, prendre sa place dans le groupe ou dans le couple, poser des limites et oser dire « non » sont autant de mots et d’expressions qui soutiennent la difficulté à s’affirmer dans sa singularité et ses différences. Oser être soi, qu’est-ce que cela signifie dans la relation affective, amicale voir même professionnelle. Qu’est-ce qui fait notre singularité d’être humain ?

Le mot clé et fondateur de notre capacité à exister, à prendre sa place, à se révéler et se positionner est BESOINS. A travers celui-ci, deux autres éléments deviennent nécessaires :

La connaissance de soi, donc de ses fameux  besoins et désirs dans l’instant présent.

L’expression de ses mêmes besoins et le rapport aux peurs.

 

La connaissance de soi. C’est un mot que nous entendons souvent dans le milieu de la croissance personnelle et de la thérapie et qui peut sembler « décollé » de toute réalité matérielle. Il n’en est point,  bien au contraire lorsque nous ramenons cela à la connaissance de nos besoins fondamentaux d’êtres humains. Ici, je vous invite à revoir la pyramide de Maslow pour plus d’informations et je vais centrer mon propos plus particulièrement sur nos besoins psycho-affectifs en relation.

La liste des besoins est longue mais je vais surtout nommer ceux qui me paraissent essentiels et dont la plupart des personnes ont bien du mal à reconnaître et donc s’occuper.

Besoin de sécurité, besoin d’être important, besoin d’être reconnu, besoin d’être  aimer, besoin de soutien, besoin d’être écouté et entendu, besoin d’être considéré, besoin de  liberté ….

Bien souvent, nous n’avons pas accès à la connaissance de ses besoins,  nous n’avons même pas conscience de leur existence par ce que nous ne l’avons jamais appris et on ne nous l’a jamais dit ou parce que nos croyances et notre éducation jugent, critiquent, banalisent et donne une mauvaise image de ces besoins. Ne serait-il pas égoïste de prendre soin de soi en s’occupant de ses besoins ? Ne serait-il pas normal et évident que si l’autre m’aime alors ils doivent deviner mes besoins et les satisfaire sans que je ne demande ? J’arrête ici mais il existe des 10aines de phrases de ce type que nous appelons « introjections » dans notre jargon de psy qui limitent beaucoup la connaissance profonde et réelle de votre personne et individualité.

Le chemin d’accès à ce savoir est la conscience, et ici aussi ce n’est pas pour faire joli d’utiliser ce mot qui est investi de connotations plus en moins spirituelles et aussi « décollées ». La conscience de son corps, de ses sensations agréables comme désagréables, de ses émotions douloureuses comme joyeuses, la conscience de tout cet univers intérieur que nous avons plus ou moins refoulé et « coupé » pour nous sentir aimer, faire parti du groupe ou de la famille. Preuve en est, quel rapport entretenez-vous avec la colère, est-ce une émotion que vous exprimez de manière saine et non violente. Idem pour vos peurs, sont-elles les bienvenues ou pas ? Bref, juste deux exemples pour déjà identifier votre degré d’acceptation ou non de votre vécu sensoriel et/ou émotionnel.

 

L’expression de soi. Oui, c’est la 2nde étape pour pouvoir dire que j’existe, se montrer dans notre vérité intérieure à l’extérieur. Et ici aussi, 2 freins possibles. L’utilisation des mots et le rapport aux peurs. Car c’est bien joli de ses sentir mais si mon langage sensoriel et émotionnel est très pauvre parce que je n’ai pas appris et bien je vais devoir faire avec et faire face aux insécurités de ne pas pouvoir mettre des mots. Mais rassurez-vous, cela s’apprends très vite par la pratique du regard sur soi et de l’écoute de soi. Je sens des frissons, du froid, je tremble… sont les 1ers mots basiques qui deviendront ensuite, cela m’apaise et je me sens détendu ou j’ai peur et tout mon corps se crispe. Lorsque vous deviendrais familier avec ce que je nomme le langage des émotions ou d’autres parlent d’intelligence émotionnelle, l’étape de l’expression à l’autre vont mettra devant une nouvelle difficulté : les peurs.

Peur de déplaire, peur d’être rejeté, peur de prendre trop de place, peur d’être trop important, peur de paraître égoïste ou trop exigent, culpabilité, insécurité, impuissance, infériorité…etc sont légitimes et la difficulté ici est de les accepter et de vous responsabiliser de votre vécu de peur pour pouvoir les exprimer et avancer avec. Oui, je sais, beaucoup de philosophes ou thérapeutes vont expliqueront comment combattre vos peurs, gérer vos angoisses et contrôler cette « bête noire » pour pouvoir vivre et vous réaliser. Et bien moi, je vous dis l’inverse, accepter votre peur, aimer la, choyer la même et elle vous donnera accès à votre force intérieure, à vos désirs fondamentaux et vos besoins profonds qui deviendrons les moteurs de votre action. Vous vous affirmerez avec sensibilité et bienveillance mais détermination et sans pression. Vous existerez dans votre singularité, dans votre spécificité en prenant soin dans le moment présent de votre besoin et en l’exprimant clairement et précisément sous une forme qui peut ressembler plus ou moins à ça : » j’ai besoin que tu m’écoutes maintenant et je vais te demander de faire silence, de me regarder et lorsque j’aurai terminé de me dire ce que tu as retenu, entendu. Est-ce ok pour toi ? »

Vous développerez ainsi une sécurité intérieure et une confiance en vous-même par le fait de passer à l’action et d’oser. L’inverse est vrai aussi, c’est à dire que vous entretiendrez le manque d’estime et la déprime par le fait de rester dans l’attente et l’insatisfaction. 

Et oui, exister, c’est oser prendre place dans l’ici et maintenant avec son vécu intérieur et ses émotions réelles en formulant des demandes claires, concises et précises pour trouver satisfaction ou non à ses besoins individuels personnels et fondamentaux. Exister, c’est oser ses rêves, ses envies, ses « délires », c’est exprimer cette âme d’enfant créateur, innovateur, vivant  D’ailleurs le besoin d’exister (versus être reconnu) est un besoin fondamental et s’il ne trouve pas satisfaction, cela crée un déséquilibre psychique et affectif qui peut aller jusqu’au burn out, déprime, dépression et pire encore. Exister au regard de l’autre est important mais au sien (à son propre regard) est plus qu’une nécessité, c’est vital. Nous sommes des êtres de relation et nous nous épanouissons (ou déprimons) en relation, avec nous-même puis l’autre. Etre satisfait, content, fier de nous est une fondation de notre bonheur.

A bon entendeur….

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *