Le bonheur, fiction ou réalité?
La recherche du bonheur a fait l’objet de nombreuses études philosophiques de toutes sortes depuis des centaines d’années, de nombreuses recherches en neurosciences depuis des dizaines d’années et aujourd’hui la psychologie positive apporte des connaissances et de l’eau au moulin de chacun d’autres nous en fonction de sa personnalité et de son unicité. Certains seront plus heureux au milieu de villes grouillantes de personnes, de bruits et proposant de multiples activités ludiques ou divertissantes, d’autres seront remplis de joie au milieu du Cantal dans un ferme entourés de leurs brebis. Entre le golden boy affairés et le moine bouddhiste méditant, entre ses deux extrêmes, chacun pourra trouver sa place et créer la forme qui correspond à son propre bonheur.
Le bonheur, qu’est-ce que c’est ?
Pour moi, ce n’est pas l’extérieur qui nous amène au bonheur mais plutôt un état de bien-être intérieur, de plénitude et de satisfaction profonde. Comme le dit Colette Portelance dans son livre « relation d’aide et amour de soi », le bonheur ne s’atteint pas par des recettes miracles applicables à tout le monde mais par des avenues qui différent d’une personne à l’autre. J’irais même plus loin aujourd’hui en parlant de chemins (neuronaux) plus ou moins fréquentés.
Pour moi, notre bonheur est notre responsabilité d’adulte et pour LIGNEPSY, c’est le rôle de l’éducateur, du parent ou du professionnel en relation d’aide et bien évidemment du psycho-pédagogue d’aider l’élève, le client, l’adolescent et l’adulte à découvrir ses propres critères du bonheur, à trouver comment atteindre ses moments de bien-être profonds qui se caractérisent par la satisfaction de ses besoins personnels du moment, que se soit les besoins physiques, affectifs, relationnels, psychologiques ou spirituels.
Apprendre à écouter son corps, son cœur et sa voix (ou voie) intérieure pour devenir le garant de ses besoins, de ses critères de joie et de bonheur, de satisfaction et de plénitude. En somme, le bonheur se trouve dans la satisfaction et le respect de soi-même, de ses nombreux besoins. Le bonheur n’est pas gratuit, il demande un effort constant d’ajustement à qui nous sommes et, en ce sens, n’est jamais atteint une fois pour toute. Le bonheur est évolutif et ne peut être enfermé dans une forme, il est inhérent à notre évolution personnelle et nos besoins. Le bonheur ne s’attrape pas, ne se dicte pas mais il se cultive par la conscience de soi, par la reconnaissance et la satisfaction de ses besoins, par l’acceptation de ses freins et par l’accueil de ses émotions. En fait, Le bonheur s’obtient par le passage du faire à l’être.
Le bonheur, un état d’être?
En cela, le bonheur demande de l’humilité, du courage, celui de prendre le risque de faire mourir le personnage social, familial, éducationnel et culturel pour laisser apparaître la personne humaine, vulnérable, sensible et ce processus de l’incarnation ne se fait généralement pas sans peurs ni souffrances. Le bonheur est comme la liberté, il se gagne jour après jour par sa capacité à exister, à prendre en charge et en soin ses besoins d’humains spécifiques et individuels (même s’ils sont commun à chacun et universels). Le bonheur est cette liberté d’être soi-même quels que soient les circonstances, de savoir que, quelque soit l’épreuve, le challenge, l’obstacle, j’ai les ressources suffisantes pour assumer ma véritable nature, j’ai la confiance nécessaire pour ne pas m’abandonner sur l’autel de la norme, de la peur ou de l’indifférence.
En fait le bonheur, mon bonheur n’existe que par ma capacité à me respecter dans mon identité profonde d’être humain unique et indispensable, par ma capacité à m’aimer profondément et véritablement pour ne pas être mon propre bourreau, mon juge, mais ce parent idéal aimant, bienveillant, respectueux et confiant.
Le bonheur, un mot, de multiple facette… un diamant?
Le bonheur est lié à ma capacité de contentement de qui je suis, de ce que je vis et d’être présent et acceptant de cela. Le bonheur, c’est prendre responsabilité de mon existence (de mes besoins) et de ne pas attendre que les autres le fassent à ma place ou me devine. Le bonheur, c’est me dire, demander, poser des limites et faire des choix donc perdre et être frustré, déçu, désolé. Le bonheur, c’est se tromper, être imparfait mais aimer notre nature humaine perfectible et évolutive. Le bonheur, c’est d’être ouvert à l’expérience de notre humanité et d’accepter notre condition changeante. En ce sens, le bonheur est notre capacité à accepter la peur de l’inconnu et du changement.
Bon voyage au cœur de vous-même, au cœur de votre évolution personnelle et pour votre propre bonheur.


