Pourquoi est-ce si difficile de choisir ?
Pendant des années, j’ai trouvé difficile de choisir. Cela me mettait en face de deux situations, faire un effort et faire face à mes peurs.
1 Difficile de choisir de faire un effort.
Choisir implique de sortir, dans la plupart des cas, de sa zone de confort et de sa routine ou habitude. Le besoin de sécurité étant ce qu’il est pour chacun de nous, le choix implique souvent un pas vers l’avant quand justement il est si difficile de choisir. Ce pas vers l’avant nous mène vers une zone plus ou moins connue. Il est difficile de choisir d’aller au-devant d’expériences dont l’impact et les conséquences nous sont inconnus. C’est donc un vrai challenge de faire certains choix. C’est difficile de choisir, mais c’est indispensable au mouvement vital. Cela nous amène à accueillir de nouveaux besoins : besoin de liberté, de reconnaissance, de se créer, de changement. Choisir est un mouvement qui vient de l’intérieur pour nous permettre d’évoluer sinon nous restons figés et prisonniers de nos peurs.
2 Difficile de choisir de faire face aux peurs.
Peur de perdre, de se tromper, du changement, peur de l’inconnu, de blesser et bien d’autres. Les peurs sont nombreuses à s’éveiller lorsque nous souhaitons prendre une décision. Le doute… il est souvent très fort le doute. Dans ce moment où il est si difficile de choisir, il est un sacré frein à l’initiative. Laisser « la vie » choisir pour moi, attendre et procrastiner, laisser l’autre m’imposer son point de vue ou son choix, etc., nos stratégies sont nombreuses, mais l’impact est souvent le même : je ne suis pas vraiment fier de moi et je reste malheureux.
Qu’ai-je à comprendre du si difficile de choisir ?
Choisir quand il est justement si difficile de choisir est un acte d’amour de soi et de respect de nos besoins, ou encore, un acte d’abandon de soi et d’écoute de nos peurs. Est-ce que de le savoir rend le choix plus facile? Pas vraiment. Souvent, nous n’avons pas conscience de la source de nos peurs et pas de contact précis avec nos besoins, sans ce contact avec le besoin et sans la légitimité à ce contact, nos peurs prennent toute la place et nous tétanisent.
Du difficile de choisir au plus facile de choisir
Pour que choisir devienne plus facile, nous sommes invités à 2 mouvements vers notre intérieur :
le 1er consiste à entrer en affinités avec ses peurs pour bien les ressentir, tirer les leçons de ce qu’elles ont à nous dire ou nous offrir pour les accepter et s’en libérer.
le 2nd consiste, comme il est dit ci-dessus, à découvrir son ou ses besoins et à focaliser dessus pour se nourrir de l’énergie offerte et soutenir le passage à l’action. Ici aussi, cela demande d’être à l’écoute de soi.
Ces mouvements intérieurs sont les étapes nécessaires pour choisir en conscience, c’est-à-dire de dire « oui » à soi plutôt que dire « oui » à l’autre lorsque cela dit « non » à l’intérieur. Alors prêt à dépasser ses peurs par l’acceptation et non la négation ? Peut-être…
Prêt à reconnaître son besoin, car c’est bien d’un acte d’amour vers vous dont il s’agit et non pas d’un égoïsme que de se choisir, c’est moins sur…
Nous voyons dans ce doute, encore lui, émerger l’ultime frein au passage à l’acte : nos croyances et introjections en lien avec la bonté.
Difficile de choisir dans les limites
Les croyances à ce sujet (dogme judéo-chrétien) et les introjections culturelles sont nombreuses et bien ancrées dans notre psychisme, les déloger par un travail sur soi et une démarche de connaissance de soi est, à mon avis, un atout pour gagner en liberté et en sérénité lors d’un choix. Pour ma part, c’est le seul chemin que je connaisse. C’est aussi le seul qui m’a rendu libre et me rend heureux aujourd’hui même si choisir est encore parfois difficile, car j’aimerais toujours avoir tout, tout de suite. J’ai du apprendre à faire confiance et me faire confiance, à patienter et à m’asseoir dans le fait suivant : « je peux tout faire ou avoir, mais pas en même temps ». C’est une histoire de temps et de préparation intérieure.
Il existe des solutions concrètes dans des approches variées que je n’ai pas toutes testées, mais je vous recommande la MPD, la Méthode de Prise de Décision de L’ANDC, qui vous permet en une séance d’explorer votre problème sous un angle global. Pour ma part, cette méthode est celle que j’utilise lors de choix décisif et je dois bien dire qu’elle m’a plutôt réussi jusqu’à aujourd’hui.
Pour conclure, je voudrais vous montrer comment, en ne citant ci-dessus qu’une solution alors qu’il en existe plusieurs, j’ai rendu votre choix plus facile. Certes peut-être moins ouvert, mais assurément plus facile, puisque débarrassé d’une des difficultés majeures du choix, celle de l’embarras. La profusion dans le choix rend ce dernier difficile. Je vous propose ici ce thème à la lecture de cet article « Je ne sais pas choisir » de Stéphane Duriez qui vous dira comment le choix tue parfois le choix.


