Faire une thérapie
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Le burn out des expatrié(e)s.

Ici, nous ne reprendrons pas les explications sur le burn out mais allons l’expliciter davantage en lien avec l’expatriation, temporaire ou permanente, et les voyages professionnels ou d’affaires.

Ce public est très exposé au burn out par la nature même de leur travail dans un environnement changeant et trés complexe, en rupture le plus souvent avec leur origine sociale et culturelle, et fréquemment de leur langue maternelle et leurs références structurelles. Cela l’expose particulièrement (environ 30% des expatriations se soldent par un échec). En effet, l’adaptation mobilise les réaménagements psychiques (et physiques certaines fois) pour faire face aux exigences du nouveau contexte de vie ou de travail. Donc même si l’expatriation et les voyages professionnels constituent souvent une expérience enrichissante et plaisante, ils restent une « épreuve »  pour le candidat.

1- Une épreuve certaine, un véritable défi à relever.

En effet, c’est en lien avec les difficultés d’adaptation et notre fameux processus de changement…

Nouveaux stress, décalages d’horaires, tensions familiales et/ou conjugales, changements alimentaires, sociaux, culturels pour les paramètres privés.

Culture entrepreneuriale ou managériale différentes  (la « violence » au travail peut prendre bien de formes nouvelles, qu’il s’agisse d’un stress fort et maintenu sur une longue période par une situation d’urgence, d’une hiérarchie harcelante ou tout simplement exigeante, de collaborateurs peu solidaires, d’une solitude trop forte, d’une incapacité à pouvoir exprimer ses difficultés, de fonctionner “à l’arrache” et d’être obligé de trouver des solutions ou faire  face à des problèmes qui dépassent de loin nos ressources et nos capacités.) pour les facteurs professionnels.

Mais aussi du type de personnalité de ses hommes et femmes de « l’extrême ».

Les personnes qui acceptent une expatriation ou ses conditions de travail sont souvent très performants, très exigeants avec eux-mêmes, capables d’enchaîner de longues journées de travail, soucieux de leur carrière et tout cela, possiblement à l’encontre d’eux-mêmes. (Voir texte sur les hauts potentiels et le top-mangement)

2- Une courbe bien connue, une force à utiliser.

Depuis plus de 30 ans, l’expatriation fait l’objet de recherche en psychologie. L’expatrié traverse un certain nombre d’étapes, qui sont aujourd’hui référencées par des spécialistes en 3 phases.

a- La 1ère phase, la découverte.

C’est une phase souvent bien vécue et positive parce qu’elle est le plus souvent choisie par l’expatrié lui même. L’enthousiasme, la curiosité et l’adrénaline de la nouveauté nous fait nous sentir comme dans un rêve ou sur un nuage et cela reste le plus souvent agréable et plaisant. C’est la phase « lune de miel ».

b- La 2nde phase, la désorientation ou la perte.

Plus ou moins rapidement, sous quelques jours ou quelques semaines, les difficultés peuvent apparaître chez le conjoint ou les enfants dont les motivations ne sont pas tout a fait les mêmes que l’expatrié lui même.La réalité ne correspond pas à ce que vous aviez imaginé et peut vous décevoir, vous pouvez vous sentir seule ou abandonné(e). Mais, même chez l’expatriés, le douche peut être froide car la réalité du terrain peut aussi être bien différente de son imagination initial.

Vous devez faire un deuil de votre vie précédente. Vous pouvez sentir tous types d’émotions désagréables (tristesse, colère, peur, déception voire culpabilité), vous pouvez ressentir du manque, de la frustration et ainsi être confronté à de nouvelles sensations, physiques comme psychiques qui peuvent vous bouleversées et vous déstabilisées. Ici, c’est la phase dans laquelle l’accompagnement est judicieux. Car si cette étape est mal gérée, des symptômes plus profonds et douloureux peuvent alors apparaître :

  • Troubles du sommeil
  • Mal être, dépression,
  • Anxiété, angoisse, attaques de panique
  • Perte de repères sociaux, phobies
  • Changement de caractère
  • Troubles psychosomatiques et des conduites addictives

Cette étape est donc déterminante pour votre santé mais  c’est à vous seul de décider si vous voulez prendre en main cette expérience et en faire quelque chose de propulsant, d’agréable et de créateur (avec l’aide ou pas d’un spécialiste de la relation à soi comme chez LIGNEPSY par exemple).

c- La 3ème phase, l’adaptation.

Si tel est le cas, c’est à dire que vous avez fais le choix d’un accompagnement pour mobiliser de nouvelles ressources et acquérir de nouvelles compétences. Vous accédez alors au processus de changement.

Sinon, vous pouvez aussi, par respect profond de vos limites et de vos besoins, de vos désirs profonds non conscients au départ, de mettre fin à cette expérience d’expatriation. Souvent, seule l’expérience devient révélatrice de nos limites, la réalité étant souvent moins glorieuse et réjouissante que notre imaginaire ou notre imaginaire ayant surestimé notre capacité à faire face au changement. Dans tous les cas, le respect de soi reste le critère de maturité psychique et émotionnelle et mieux vaut reconnaître la mauvaise estimation de ses ressources internes plutôt que de faire de sa vie un enfer par manque d’humilité et de sagesse.

c- La 4ème phase, l’intégration.

Ici, vous avez actualisé votre réalité interne avec votre réalité externe ce qui fais naître en vous un sentiment de bien-être et une sensation d’être à sa place. Votre nouvelle vie devient alors une source de joie et de bonheur qui sont les signes d’une expatriation réussie et d’un adéquation de votre être avec votre lieu de vie. Bravo.

Note sur le retour au pays:

 Parfois, c’est aussi un nouveau défi  de revenir dans son pays d’origine car il confronte les expatriés à de nouvelles sources de stress (réintégration au sein de la cellule familiale et sociale pouvant s’avérer plus complexe qu’attendu, confrontation à un quotidien considéré comme banal, pertes, recherche d’un emploi et d’un logement, sentiment  d’échec, violence des jugements, regard sur soi dévalorisant ou honteux, etc.) et tout simplement à la peur de rentrer au pays.

Un retour, ça se prépare aussi mais quand on est à fond dans son boulot depuis des mois on n’a pas forcément le temps ni l’esprit disposé pour ça et si l’on est en plus en burn out, on n’a pas les ressources nécessaire pour cela.

Dans tous les cas, sachez que LIGNEPSY est là et peut vous entendre ou que vous soyez et quand vous voulez.

BIENVENU CHEZ NOUS, Bienvenu chez vous.

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